Cours de la Thématique I
Des passés aux présents : langues, littératures, cultures
Premier semestre (3 cours de 10 crédits)
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GAL 502 Créativité et création dans le mouvement surréaliste
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GAL 503 Avant-gardes et théories du genre
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GAL 505 L’élaboration et le maintien du français standard : idéologies et politiques linguistiques d’hier et d’aujourd’hui
Deuxième semestre (3 cours de 10 crédits)
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GAL 500 Philosofica : Philosophes grecs et lettres françaises
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GAL 501 Fiction(s) et Histoire(s)
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GAL 504 Traitement du langage écrit
GAL 500 Philosofica : Philosophes grecs et lettres françaises
Le champ d’études des rapports entretenus entre la littérature et la philosophie (et vice versa) est très vaste. Ces disciplines, qui n’ont pas toujours été séparées comme elles le sont aujourd’hui (en catégories universitaires par exemple), se sont souvent trouvées confondues : Ainsi, le discours global des philosophes de l’Antiquité grecque ou des Lumières françaises était aussi littéraire que spéculatif ou critique. Aujourd’hui, l’intérêt renouvelé que chacune des deux disciplines porte à l’autre remet le thème des relations entre la littérature et la philosophie à l’ordre du jour. Le séminaire « Philosofica : Philosophes grecs et Lettres françaises » se donne pour objectif d’envisager le problème général de la réception antique : ses limites, intersections et déplacements ; les transformations des contenus que sur les processus et stratégies des médiations, sacralisations, transmissions et réappropriations des passés par le présent. Les objectifs du cours sont de former les étudiants à l’analyse des aspects philosophiques des œuvres littéraires, et réciproquement ; à la réflexion sur la proximité et la différence existant entre philosophie et littérature ; à l’étude de questionnements philosophiques majeurs à partir d’œuvres littéraires capitales de forme essayiste, romanesque ou poétique.
GAL 501 Fiction(s) et Histoire(s)
Ce séminaire s’appuie sur l’idée proposée par Michel de Certeau que faire de l’histoire, c’est marquer un certain rapport au temps. Depuis déjà quelques siècles, l’historiographie occidentale est étroitement liée par son nom comme par sa pratique à l’acte d’écrire ; plus précisément, c’est l’écriture - en tant que le moyen permettant la mise en place du ‘produit historique’ - qui constitue la coupure qui du présent sépare un certain passé. Autrement dit, c’est en essayant de mettre en texte une partie du continuum temporel que celle-ci est aussi mise à distance, devenant ainsi à la fois tradition, res gesta et objet de savoir. Dans ce sens, l’écriture de l’histoire nous permet de gérer un passé, de le définir et de le circonscrire, de mettre en ordre la materia prima des faits hétérogènes ou même d’en ‘fabriquer’ quelques-uns, ou encore de leur prêter un sens contemporain au lieu d’y ‘découvrir’ un sens passé. Même si l’on tend de cette façon on tend à exorciser aussi bien la prétendue souplesse de l’oralité que l’aspect imaginaire du passé, l’écriture de l’histoire semble particulièrement plus proche d’une production de fiction. Tout en évitant l’opacité d’un passé non dit comme de son allure mythique, l’écriture de l’histoire est indissociablement liée au hic et nunc du sujet qui la produit et, par là, à un vouloir-faire, à un désir de contrôle et à un pouvoir politique. De sorte que, dans ce séminaire, l’accent sera mis autant sur le côté fictif ou ‘fictionnalisant’ de l’entreprise historiographique que sur les manipulations conceptuelles et idéologiques que celle-ci permet.
GAL 502 Créativité et création dans le mouvement surréaliste
Les thèmes de la créativité et de la création ont été à l’épicentre de la réflexion surréaliste qui se donnait pour objectif de libérer toutes les forces créatives de l’homme afin de lui permettre de retrouver sa nature de poète (ποιητής-créateur). Les méthodes employées par les surréalistes ainsi que leur justification théorique avaient pour objectif, entre autres, de transformer le regard de l’homme sur sa propre existence, devenu trop rationaliste, en un regard magique. Ce qui se résumerait en une approche cherchant à mettre en évidence l’aspect vierge et innocent du monde, de manière à permettre à la générosité et au désintéressement de prendre le devant sur la vie.
L’invention, la provocation ou la mise en scène de situations aptes à promouvoir la créativité, puis la création artistique, ont permis à ce mouvement d’ajouter une dimension importante à la réflexion autour de la notion de la créativité et de la création littéraire et plus généralement artistique. Les objectifs du cours sont de comprendre les multiples aspects de la réflexion autour du thème de la création et de la créativité artistiques, ainsi que les liens inséparables entre la vie et l’art.
GAL 503 Avant-gardes et théories du genre
Ce cours forme les étudiants à l’analyse des apports épistémologiques, conceptuels et stratégiques de la pensée féministe, ainsi que sur les enjeux et les impacts sociaux des grands débats qui l’ont traversée. Il propose un examen critique des savoirs, des approches et des méthodologies utilisés dans les sciences du langage et, plus globalement, l’ensemble des processus sociaux constitutifs des dynamiques sociétales. En effet, la nature de la relation entre langue et le monde extralinguistique en général, ou entre langue et société, est sujet qui porte à controverse. Pour certains, la langue reflète la société et la culture des locuteurs. D’autres pensent la relation inverse : la langue déterminerait ou au moins influencerait la société et notre perception du monde extralinguistique. Dans le premier cas, les divisions du genre en grammaire ne seront que le reflet de celles trouvées dans la société en question, la langue créerait alors en partie ces mêmes divisions. Ce cours explore les deux positions théoriques. Il vise ainsi à l’acquisition d’une connaissance approfondie des principaux courants de pensée qui ont traversé le champ des études féministes à l’origine des études sur la langue et le genre, en particulier ceux appliquées à la langue française. A ces travaux s’ajouteront des textes soit philosophiques, soit littéraires, textes à la fois d’application et de réflexion de ces mêmes principes, parfois même avant la lettre.
GAL 504 Traitement du langage écrit
L’importance croissante de la demande en Ingénierie Documentaire explique sa récente évolution technologique : élaborer des procédures informatisées fondées sur des outils à base linguistique pour traiter efficacement l’information numérisée. Les informaticiens du secteur d’activité mentionné travailleront donc de plus en plus avec des linguistes qui ont des compétences en informatique. Dans ce séminaire, l’accent sera mis sur des éléments de linguistique utilisés pour le développement d’outils en linguistique informatique.
L’objectif principal est de présenter les principales approches linguistiques qui tiennent compte du figement et de la polysémie. Leur importance étant très souvent sous-estimée, ces phénomènes constituent les principales difficultés en Traitement Automatique du Langage. Il est question également des applications qui découlent de ces théories, notamment en termes de dictionnaire électronique, tant du point de vue de la langue générale que des langues spécialisées. Ce cours mettra également en évidence d’éventuelles applications du traitement automatique en traduction et en didactique.
GAL 505 L’élaboration et le maintien du français standard : Idéologies et politiques linguistiques d’hier et d’aujourd’hui
Ce cours de linguistique diachronique a pour objet, non pas les changements internes qui ont affecté la langue française, mais le développement du français normé en relation avec ses locuteurs et son usage. L’approche sera celle de la linguistique socio-historique. On y examinera l’histoire externe du français en se centrant sur le phénomène de la standardisation. Les principaux processus sociaux de la standardisation seront considérés: sélection d’une norme, puis diffusion, acceptation et maintien de celle-ci. Les processus linguistiques à l’oeuvre dans la standardisation, élaboration des fonctions et codification, seront aussi discutés.
A chaque étape, la standardisation sera mise en rapport avec les événements historico-politiques qui l’ont influencée ainsi qu’avec les idéologies qui ont modelé la politique linguistique en France. On verra enfin que ces trente dernières années, sous la pression de changements sociaux ou politiques, mais toujours dans la tradition de l’interventionnisme, l’Etat français a fait preuve d’une grande activité dans le domaine linguistique. Celle-ci a eu pour but d’une part de continuer à façonner le standard, mais d’autre part de commencer à faire reconnaître le patrimoine linguistique de la France, représenté par l’ensemble des langues parlées sur le territoire.
A la fin du cours les étudiants auront acquis une connaissance approfondie de l’histoire externe du français, auront réfléchi sur le phénomène de la standardisation linguistique et sur les relations entre politique et linguistique et auront été formés à analyser des textes officiels sur la langue et des études critiques sur les thèmes abordés.
Ι. Conditions d’admission au Programme doctoral
Les candidats au Programme doctoral doivent, à la date de la publication des places disponibles par le Département, être titulaires d’un Master en Études françaises ou en Sciences humaines ou sociales. Les candidats n’ayant pas encore obtenu leur titre mais étant dûment inscrits à un programme aboutissant au Master sont autorisés à déposer une demande d’admission à condition qu’ils aient complété leurs études au 31 juillet de l’année au cours de laquelle ils souhaitent effectuer leur inscription au Programme doctoral.
Les candidats détenteurs d’un diplôme dans une discipline connexe doivent parfaitement maîtriser la langue française à l’écrit et à l’oral; la connaissance d’autres langues est considérée comme un atout supplémentaire.
ΙΙ. Règlement des étudiants inscrits au Programme doctoral
Les études de niveau doctoral sont régies par le Règlement des Étudiants postuniversitaires de l’Université de Chypre.
ΙΙΙ. Organisation du Programme doctoral
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Directeur de Recherche. L’élaboration d’une thèse de doctorat est placée sous la tutelle d’un Directeur de Recherche désigné par le Conseil de Département sur proposition du Comité du Programme doctoral du Département ; la proposition est rédigée après consultation du doctorant et du Directeur de Recherche proposé. Le Directeur de Recherche suit les travaux de recherche de l’étudiant et lui offre soutien et conseils appropriés.
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Cours supplémentaires. Si le Directeur de Recherche juge que cela est utile ou indispensable à la recherche en cours, il peut demander au doctorant de suivre des cours de Master offerts par l’Université de Chypre.
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Approbation du projet de recherche doctoral. Au cours du premier semestre d’études doctorales, le candidat est en principe tenu d’effectuer la recherche préliminaire nécessaire aboutissant à l’élaboration d’un projet détaillé de thèse de doctorat. À la fin du semestre, et après consultation avec son Directeur de Recherche, le candidat soumet son projet à un comité tripartite nommé par les enseignants du Programme doctoral sur proposition du Directeur de Recherche, qui en est le Président. En cas de rejet du projet détaillé de thèse, le candidat peut soumettre à nouveau un projet —de même sujet ou différent— au cours du deuxième semestre. Après approbation du projet, le candidat se consacre à l’élaboration de sa thèse de doctorat.
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Examen de synthèse. Le candidat est tenu de passer avec succès un examen de synthèse, dont la passation doit se faire au plus tard au cinquième semestre de ses études doctorales. Le candidat peut subir cet examen deux fois. Un deuxième échec entraîne sa radiation du programme.
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Thèse de Doctorat. L’élaboration d’une thèse originale de doctorat, laquelle doit apporter une contribution importante au domaine de recherche concerné, constitue un élément obligatoire du programme.
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Langue de rédaction de la Thèse. La thèse de doctorat doit être rédigée en français.
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Soutenance de la Thèse. La thèse est publiquement soutenue devant un jury de cinq membres, composé de a) trois membres choisis parmi les enseignants-chercheurs du Département, dont l’un devra être le Directeur de recherche du candidat; b) un enseignant-chercheur provenant d’un autre Département de l’Université et c) un membre externe provenant d’une autre Université ou Centre de recherche. Le Président du jury est choisi parmi les membres enseignants-chercheurs du Département, à l’exclusion du Directeur de recherche.
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Non-délivrance du grade. Si le jury se prononce pour la non-délivrance du titre doctoral, le candidat peut soutenir sa thèse une seconde et dernière fois, après l’avoir modifiée dans le sens des recommandations du jury, auquel cas toute la procédure de soutenance doit recommencer avec le même jury (sauf remplacements exceptionnels nécessaires).
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Délais: La durée maximale pour l’obtention du grade de docteur ne peut excéder les huit (8) années à compter de la date d’inscription initiale au programme.
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Participation à des programmes d’échanges. Le candidat peut —et y est fortement encouragé— passer jusqu’à une année civile dans une université étrangère.
ΙV. Dépôt des demandes et places disponibles
La demande est déposée par l’intéressé auprès du Coordinateur des programmes des 2e et 3e cycles dans les délais posés par l’Université.
Le contingent de places disponibles est de cinq (5) doctorants.
V. Procédure
Le dossier de demande doit inclure:
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Une lettre de motivation rédigée en français présentant les intérêts de recherche (jusqu’à trois pages)
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Une copie du diplôme de premier cycle donnant accès aux études postuniversitaires (πτυχίο).
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Le relevé de notes du diplôme du premier cycle.
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Une copie du Master, ou une attestation d’obtention escomptée du titre, ou une attestation d’inscription au programme doctoral d’une université tierce reconnue.
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Un relevé de notes du Master.
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Un Curriculum Vitæ.
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Un échantillon de travail (court article, chapitre de thèse, etc.).
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Une documentation prouvant la parfaite connaissance de la langue française et éventuellement d’autres langues.
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Deux lettres de recommandation à faire envoyer directement par les répondants au Département.
Les candidatures seront examinées par le Comité du Programme doctoral du Département qui peut, s’il le juge nécessaire, convoquer les candidats sélectionnés à un entretien, une téléconférence et/ou un examen écrit. La proposition finale du Comité est soumise à l’approbation du Conseil de Département.
Les candidats admis au programme doctoral doivent compléter le formulaire d’inscription en études doctorales et le soumettre, avec les tous les autres documents requis, au Bureau des Études postgrades du Service Étudiant.